Elles bougent : une étude d’impact social sur les vocations scientifiques

Dans cette page :
- L’étude d’impact social en quelques chiffres
- L’enseignement supérieur, un rôle clé dans l’orientation
- Donner aux jeunes filles les moyens de se projeter
- L’association Elles Bougent
Les filles sont encore moins nombreuses que les garçons à s’orienter vers les filières scientifiques, technologiques et d’ingénierie. Pour faire évoluer les représentations et encourager davantage de jeunes femmes à choisir ces parcours, l’association Elles bougent agit depuis plusieurs années auprès des collégiennes, lycéennes et étudiantes.
L’étude d’impact social d’Elles bougent en quelques chiffres
Une nouvelle étude d’impact social, menée en 2026 auprès de plus de 4 000 personnes, vient mesurer les effets de ces actions. Elle révèle notamment que 66 % des élèves et étudiantes ont davantage pris conscience des stéréotypes liés au genre et que 50 % se sentent plus légitimes à envisager des études ou métiers scientifiques qu’elles n’auraient pas osé considérer auparavant.
L’enseignement supérieur, un rôle clé dans l’orientation
Au-delà de la sensibilisation, l’enseignement supérieur constitue une étape déterminante dans le parcours des jeunes femmes. Véronique Guillon, directrice du campus CESI de Montpellier et co-déléguée régionale Languedoc-Roussillon d’Elles bougent, souligne l’importance de cette période :
L’enseignement supérieur occupe une place charnière, car il permet de faire le lien entre l’orientation des lycéennes et leur insertion dans le monde professionnel. Les écoles et universités sont à un moment décisif : celui où les jeunes filles confirment ou non leur choix de filière.
Pour Véronique Guillon, les établissements ont ainsi un rôle essentiel à jouer pour rendre les formations scientifiques et techniques plus attractives et accompagner davantage de jeunes femmes vers ces métiers.
Elle observe également une évolution positive dans les représentations, notamment chez les étudiants : « De plus en plus de garçons ont conscience de l’importance de la mixité, dans les filières d’études comme dans le monde du travail. » Certains s’impliquent désormais aux côtés d’Elles bougent, notamment lors des événements d’orientation, contribuant ainsi à faire progresser durablement la mixité.
Donner aux jeunes filles les moyens de se projeter
Rencontres avec des professionnelles, témoignages, visites d’entreprises ou encore échanges avec des marraines : ces formats permettent aux jeunes filles de découvrir concrètement les métiers scientifiques et de mieux se projeter dans ces parcours.
Avec 68 établissements d’enseignement supérieur partenaires, Elles bougent poursuit ainsi son action pour faire évoluer les représentations et favoriser une plus grande mixité dans les formations scientifiques et technologiques.
L’association Elles Bougent
La principale ambition d’Elles Bougent est de renforcer la mixité dans les entreprises des secteurs industriels et technologiques. Les femmes y représentent encore un faible pourcentage des effectifs, surtout sur les postes techniques, et les entreprises les voudraient plus nombreuses à choisir de travailler dans leurs domaines.
Le but est d’encourager un plus grand nombre de jeunes filles à devenir ingénieures dans les transports, l’énergie, la chimie, la robotique, la défense, le spatial, le numérique, le bâtiment et l’agroalimentaire.