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©Lucas Feuardent

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Étudiant en cinquième année de formation ingénieur BTP sur le campus CESI Montpellier, Lucas a eu l’opportunité de réaliser sa mobilité internationale à Bali. Entre immersion au sein d’une ONG, découverte d’une culture profondément ancrée dans ses traditions et observation de méthodes de construction très différentes de celles pratiquées en France, cette expérience lui a permis de porter un nouveau regard sur son futur métier et sur le monde qui l’entoure. Il revient sur cette aventure humaine et professionnelle qui l’a marqué bien au-delà des paysages paradisiaques de l’île.

La mobilité internationale de Lucas : son témoignage

Pourquoi as-tu choisi Bali ?

J’ai choisi Bali parce que c’était une destination qui me faisait rêver depuis longtemps. Entre ses paysages idylliques, ses plages paradisiaques et sa culture très riche, l’île m’attirait énormément. J’étais aussi curieux de découvrir un pays plus modeste, où les habitants vivent avec peu mais semblent pourtant heureux et reconnaissants de ce qu’ils ont.

D’un point de vue plus technique, j’étais intéressé par les méthodes de construction locales. En France, on est très assistés par les machines et les technologies. Là-bas, j’ai pu observer et participer à des techniques beaucoup plus artisanales, réalisées à la main, ce qui m’a permis d’enrichir mes connaissances et de me rapprocher du cœur du métier.

Quelles étaient tes attentes avant de partir ?

Avant de partir, je m’attendais surtout à découvrir des paysages magnifiques, presque irréels, ainsi qu’une population chaleureuse, ouverte d’esprit et toujours souriante.

Sur place, j’ai bien retrouvé cette beauté naturelle et cette gentillesse humaine, mais j’ai aussi été confronté à une réalité plus nuancée. La pollution est très présente dans certaines zones de l’île, notamment en dehors des endroits touristiques. Cela dénature parfois complètement les paysages.

Ce qui m’a marqué, c’est le contraste : les zones touristiques sont entretenues et propres, mais dès qu’on s’en éloigne, on voit une autre réalité. Cela donne parfois une impression de façade, presque artificielle.

Concernant la population, les Balinais sont effectivement très accueillants et souriants. Cependant, on ressent aussi que les touristes représentent une source de revenus importante. Il peut donc arriver que certains essaient d’en profiter ou de négocier de manière insistante.

Malgré cela, les échanges sont restés globalement très positifs, et il a été facile de créer du lien avec les habitants. Il y a une vraie ouverture aux autres, ce qui participe à ce qu’on appelle souvent la “magie de Bali”.

Qu’est-ce qui t’a le plus marqué sur place, culturellement et humainement ?

Ce qui m’a le plus marqué, c’est sans hésiter la culture et l’importance de la religion dans la vie quotidienne. Contrairement au reste de l’Indonésie majoritairement musulmane, Bali est une île hindouiste, et cela se ressent partout.

Les habitants sont très attachés à leurs traditions. On voit des offrandes tous les jours dans les rues : de petits paniers contenant du riz, des fleurs ou de l’encens.

Il y a également de nombreuses cérémonies religieuses, durant lesquelles les habitants arrêtent de travailler pour se consacrer à leurs rituels. Cela fait partie intégrante de leur mode de vie.

Un autre élément marquant est le contraste entre le nord et le sud de l’île. Le sud est très touristique, avec des infrastructures modernes : des beach clubs, des bars et une vie nocturne développée. À l’inverse, le nord est beaucoup plus authentique : les habitants vivent de l’agriculture, sont proches de la nature et perpétuent les traditions. C’est comme deux mondes totalement différents sur une même île.

Est-ce que cette mobilité a changé ta vision du métier d’ingénieur ou de ton avenir ?

Pas fondamentalement, mais cela m’a permis de prendre du recul. Sur place, on se rend compte que leur mode de vie est très éloigné du nôtre. Le stress, la charge mentale, les obligations professionnelles… tout cela disparaît presque.

On pourrait résumer leur philosophie par “vivre simplement, au jour le jour”.

Dans le domaine de la construction, par exemple, il n’y a pas la même rigueur technique qu’en France. Les habitants construisent avec leurs propres moyens, souvent sans calcul complexe. Si quelque chose ne tient pas, ils recommencent.

Cela montre une autre approche, plus empirique. Même si cela ne correspond pas à nos standards, cela reste intéressant à observer, car ils s’inspirent tout de même de certaines techniques modernes.

Raconte une anecdote qui résume ton expérience

Un soir, un habitant local nous a invités à dîner chez lui. Nous étions une quinzaine, et il avait tout préparé pour nous. À la fin du repas, nous avons voulu lui donner de l’argent pour le remercier, mais il a refusé catégoriquement, en disant que c’était avec plaisir.

Nous avions acheté deux poupées pour ses filles avant de venir. Quand nous leur avons offertes, elles nous les ont rendues, pensant que c’étaient les nôtres. Elles ne comprenaient pas vraiment le principe du cadeau. Quand on leur a expliqué qu’elles pouvaient les garder, elles ont été très émues. Ce moment résume parfaitement mon expérience : le partage, la générosité, la simplicité et la sincérité.

Si tu devais résumer Bali en une phrase ou une image, ce serait quoi ?

Bali, c’est le contraste entre la beauté paradisiaque et une réalité plus brute, mais surtout une île où le partage, la spiritualité et la simplicité de vie prennent tout leur sens.

Quel conseil donnerais-tu à un étudiant qui hésite à partir ?

Je lui dirais de ne pas hésiter une seconde. Partir à l’étranger est une expérience unique qui fait grandir, autant sur le plan personnel que professionnel.

Il ne faut pas idéaliser le voyage, car on découvre aussi des réalités parfois difficiles, mais c’est justement ce qui le rend enrichissant.

C’est une opportunité de sortir de sa zone de confort, de rencontrer des personnes du monde entier et de voir la vie autrement. Même si cela peut faire peur au départ, on en ressort toujours transformé.

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Crédits photos : Lucas Feuardent

Mobilité internationale

L’ouverture au monde fait partie intégrante du parcours pédagogique de CESI École d’Ingénieurs. Dans le cadre de votre formation, vous réalisez au moins un séjour à l’étranger, et les compétences linguistiques et interculturelles sont également intégrées dans les objectifs d’apprentissage.